Cette analyse doit permettre à l’association de
cerner correctement ses besoins et donc de mettre en adéquation
un projet et une demande de financement.
Elle s’articule autour de trois axes :
- La nature du projet
- L’analyse interne
- L’analyse externe
Elle débouche sur un diagnostic permettant de préparer
son ARGUMENTAIRE face au financeur. Elle est INDISPENSABLE.
Comment s’articule
cette analyse préalable ?
A.
L’analyse interne
Elle doit porter sur les éléments
suivants :
- Les prestations et les services proposés
(l’offre),
- La zone d’activité,
- Le public ciblé et les bénéficiaires,
- L’organisation de l’association,
- Les dirigeants,
- Le nombre d’adhérents,
- Le nombre de salariés,
- Le nombre de bénévoles,
- La situation économique et financière,
- Les points forts et les points faibles,
- La nature et la mesure des contraintes,
- Les perspectives de développement.
ATTENTION : Il ne s’agit pas de cibler
l’analyse de l’association (et donc l’argumentaire)
sur les principes qui la régisse (lutte contre l’exclusion,
défense de l’environnement…). Il faut mettre
en valeur les réalisations concrètes de l’association.
Les financeurs ne sont pas des spécialistes du domaine
d’activité de l’association, ils ont besoin
d’éléments concrets pour saisir les enjeux
de cette demande de financement.
1.
Aide à la définition de « l’offre »
- 1ère étape =
Etablir la liste de la ou des prestation(s) proposée(s)
par l’association
- 2ème étape
: Etablir la « carte d’identité » de
chaque prestation ou de chaque service rendu aux adhérents
(une fiche par prestation).
«
CARTE D’IDENTITE » DE LA PRESTATION OU DU SERVICE
RENDU
Intitulé de la prestation ou du service
:
Localisation :
Déroulement :
Date de création de la prestation :
Caractéristiques techniques :
Moyens mis en œuvre (exemple : équipement,
moniteur qualifié, guide…) :
Tarifs, adhésion :
Comment peut-on accéder à cette
prestation ou à ce service?
Moyens d’accès :
Atouts de cette prestation ou de ce service
(attraits, intérêts…) :
Originalité / Particularité
éventuelle :
Inconvénients pour cette prestation
:
Caractéristiques du territoire dans
lequel se situe l’association (atouts et inconvénients
du territoire : paysage, identité…)
Autres caractéristiques :
2. Aide
à la définition de la « cible »
La cible représente les usagers qui potentiellement
peuvent être intéressés par la prestation
ou le service proposé par l’association.
Il s’agit de déterminer
une typologie de vos usagers/adhérents et/ou de votre
clientèle. L’objectif est d’identifier une
ou plusieurs « cibles » pertinentes au regard du
service proposé.
B. L’analyse externe Elle doit porter sur les éléments
suivants :
- Les « concurrents
»,
- Le réseau et les prescripteurs,
- Les facilitateurs (les mairies, les offices de tourisme…),
- Les partenaires,
- Les financeurs actuels,
- Les demandes de subvention déjà déposées,
- Les financeurs déjà sollicités,
- Le secteur d’activité et son évolution,
- Les financeurs intervenant dans le secteur
- Le contexte territorial
- ...
Pour mener cette analyse,
il est recommandé de réaliser des tableaux pour retranscrire
clairement et de façon synthétique ces informations.
1. Aide à la définition de la
« concurrence »
L’objectif est d’établir la
liste des structures ou activités potentiellement «
concurrentes » : c’est à dire qui proposent
les mêmes services ou les mêmes prestations puis de
les qualifier
- Etre en mesure de détecter les «plus» de l’association pour pouvoir ensuite les
valoriser dans des actions de communication (auprès des
financeurs, des partenaires, des prescripteurs) ou dans une
argumentation.
- Etre en mesure de détecter les moyens de se démarquer
des autres associations (axes pour des pistes de développement)
ou structures concurrentes.
- Ne pas se tromper dans ses actions de communication (de qui
faut-il se démarquer et sur quels aspects).
Cette étape nécessite d’avoir
réalisé l’analyse interne.
Attention : même si l’association
est en dehors du «champ concurrentiel», dans certains
cas, d’autres associations peuvent proposer les mêmes
prestations et/ou les mêmes produits et/ou solliciter les
mêmes financeurs pour un même type de projet. De ce
fait, l’impact d’une manifestation, d’une demande
de subvention ou d’une recherche de nouveaux adhérents
peut être limité par l’existence de cette association
que l’on peut considérer comme «concurrente» et qu’il est préférable d’identifier
et de connaître (cela n’exclut pas que l’association
concurrente puisse devenir un partenaire).
1ère étape
: Liste des « concurrents »
(nom, localisation…)
2ème étape
: Etablir une fiche des caractéristiques pour chaque «
concurrent»
- Nom et coordonnées de la structure
- Offre de service
- Tarifs
- Avantages pour les usagers
- Inconvénients pour les usagers
- Image locale
- Moyens : humains (nombre de salariés…), techniques
(équipement, surface, matériel utilisé…)
et de communication
- Résultats obtenus (nombre d’entrées, chiffre
d’affaires...)
- Financeurs mobilisés
- Zone d’influence
2. Aide à la définition du «
réseau »
L’objectif est d’établir un
état des lieux du réseau afin de mettre en place
un plan d’action adapté contribuant au développement
de l’association.
Quels sont les acteurs de l’environnement
de l’association avec qui cette dernière a noué
des relations ?
Qualifier la nature de ces relations :
a. Relations formelles contractuelles : contrat
de vente, contrat de prestation/sous-traitance, adhésion
à une chaîne, un groupement…
b. Relations formelles non nécessairement
contractuelles : convention de coopération, adhésion
à un réseau, une charte, une association, une
fédération…
c. Relations informelles : rencontres au cours
de manifestations, connaissance par les bénévoles
de l’association…